Peu de questions reviennent aussi souvent dans l'univers des plantes ayurvédiques: Harad et Haritaki désignent-ils la même chose? Oui, sans réserve. Un seul fruit, deux noms, l'un issu du hindi courant, l'autre du sanskrit des textes. Comme les deux se croisent dans les boutiques, les recettes et les traités anciens, la confusion se comprend sans peine. Ce court guide d'Art of Vedas y met bon ordre et récapitule les appellations d'une langue à l'autre.

La réponse, sans détour

Harad et Haritaki renvoient à une seule et même plante, le fruit de Terminalia chebula. Harad, que l'on écrit aussi Harde ou Harar, est le nom courant dans une grande partie du nord de l'Inde et dans le hindi de tous les jours. Haritaki est le nom sanskrit, celui que l'on rencontre d'un bout à l'autre des textes ayurvédiques classiques. Qu'une recette réclame l'un et qu'un fournisseur propose l'autre ne change rien: il s'agit du même fruit séché.

Un fruit, une multitude de noms

La confusion tient pour partie à ce que ce fruit unique circule sous une longue liste d'appellations, dans le sous-continent indien et bien au-delà. Voici les plus répandues:

  • Sanskrit: Haritaki, ainsi que les épithètes traditionnelles Abhaya et Pathya
  • Hindi: Harad, Harde ou Harar
  • Nom botanique: Terminalia chebula
  • Français: myrobolan chébule
  • Tamoul: Kadukai
  • Malayalam: Kadukka
  • Télougou: Karakkaya
  • Bengali: Haritaki ou Hortoki
  • Goudjarati: Harde

Réunies, elles font apparaître le principe: noms savants et noms familiers se superposent à une seule identité botanique, et chaque entrée de la liste renvoie au même arbre, au même fruit.

Pourquoi les deux noms ont survécu

Si les deux se maintiennent dans l'usage quotidien, la raison est d'abord historique. L'érudition ayurvédique s'écrit en sanskrit: Haritaki règne donc dans les textes, dans les formules et dans les travaux savants. Le commerce, la cuisine et l'habitude domestique se pratiquent en langues régionales: Harad règne au comptoir, dans une grande partie de l'Inde. Aucun n'est plus juste que l'autre; ils relèvent de deux registres d'une même tradition vivante.

L'emploi, sous l'un comme sous l'autre nom

Le nom ne change rien à l'usage. Le fruit se sèche et se réduit en poudre, se prend seul ou entre dans le classique Triphala, aux trois fruits. Les foyers attachés à la plante unique conservent la poudre de Haritaki; ceux qui préfèrent le mélange se tournent souvent vers les gélules de Triphala, où Haritaki compte parmi les trois fruits. Pour l'histoire du fruit et sa réputation royale, voyez notre guide sur Harad, le roi des plantes; pour les traditions pratiques de la poudre, comment s'emploie la poudre de Haritaki; pour le mélange, le guide du Triphala Churna.

Questions fréquentes

Harad et Haritaki sont-ils la même plante?

Oui. Harad en hindi, Haritaki en sanskrit: un seul fruit, Terminalia chebula.

Comment appelle-t-on Harad en français?

Myrobolan chébule, appellation tirée du nom botanique Terminalia chebula.

Le Harad est-il le Haritaki du Triphala?

Oui. Le Haritaki qui compose l'un des trois fruits du Triphala est exactement le fruit vendu seul sous le nom de Harad.

Pourquoi les fournisseurs emploient-ils des noms différents?

Les sources classiques et savantes s'en tiennent au sanskrit Haritaki, tandis que le commerce et l'usage domestique en Inde privilégient le nom régional Harad. Une seule et même plante derrière les deux.

Le nom modifie-t-il l'emploi?

Nullement. Les usages traditionnels demeurent les mêmes, quelle que soit l'appellation portée par l'étiquette, laquelle reste la référence pour l'utilisation.

« Ce produit est un complément alimentaire et n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ni prévenir une quelconque maladie. »